Le LERMAB (Laboratoire d’Etudes et de Recherches sur le MAtériau Bois, Equipe d’Accueil n°4370 de l’Université Henri Poincaré – Nancy I) est présent sur deux sites (l’ENSTIB à Epinal et la Faculté des Sciences et Techniques à Vandoeuvre les Nancy) et dépend de l’école doctorale RP2E (Ressources, Procédés, Produits et Environnement). Le Master principalement concerné est la spécialité recherche « Bois, Fibres, Energie et Environnement » du Master FAGE (Biologie et écologie pour la forêt, l’agronomie et l’environnement). Les étudiants en 3° année du cycle ingénieur peuvent suivre ce Master et ainsi postuler à une poursuite d’études en thèse de doctorat.
Le Laboratoire est structuré en 3 axes de recherche et 7 sous-groupes de travail comme présenté sur la figure ci-dessous :

Misant sur une approche cognitive basée sur des compétences scientifiques dans des domaines très variés tels que la biologie, la chimie, la physicochimie, la physique, le génie des procédés, la mécanique ou le génie civil, le laboratoire développe des recherches fondamentales et appliquées en relation avec le bois et les fibres naturelles impliquant de considérer le matériau de l’échelle macroscopique jusqu’au niveau moléculaire. De par son positionnement particulier lié à la nature de son objet d’étude, le laboratoire joue un rôle privilégié d’interface entre la recherche et les industries de la filière bois au travers de collaborations avec différents centres de transfert technologique.
D’une manière générale, les recherches menées au laboratoire ont pour but de développer l’utilisation de la ressource lignocellulosique en tant que matériau, mais aussi en tant que source de matières premières pour des applications dans les domaines de la chimie et de l’énergie au travers du développement d’éco-produits ou procédés s’inscrivant dans une démarche de développement durable.
Liste des groupes de recherche :
| Nom | Titre | Équipe |
|---|---|---|
| Pascal TRIBOULOT | Professeur | Construction Bois |
| Marie-Christine TRIBOULOT | Maitre de conférence | Chimie du bois et procédés de préservation |
| Sebastien AUCHET | Maitre de conférence | Fabrication et Production |
| Jean-François BOCQUET | Maitre de conférence | Construction bois |
| Emmanuel FREDON | Maitre de conférence | Chimie du bois et procédés de préservation |
| Mourad KHELIFA | Maitre de conférence | Construction bois |
| Pierre-Jean MEAUSOONE | Maitre de conférence HDR | Fabrication et production |
| Eric MOUGEL | Maitre de conférence | Energétique du bâtiment |
| Marc OUDJENE | Maitre de conférence | Construction bois |
| Antonio PIZZI | Professeur | Physico-chimie et polymères |
| Caroline ROGAUME | Maitre de conférence | procédés de valorisation énergétique |
| Yann ROGAUME | Professeur | procédés de valorisation énergétique |
Créé en 1980, le Centre de Recherche en Automatique de Nancy (CRAN) est une unité mixte de recherche (UMR 7039) commune à l’Université Henri Poincaré, Nancy 1, à l’Institut National Polytechnique de Lorraine et au CNRS (Institut des Sciences et Technologies de l’Information et de l’Ingénierie). Il accueille également des chercheurs du Centre Alexis Vautrin (CAV, Centre de lutte contre le cancer) et du CHU. Le laboratoire compte actuellement 76 enseignants- chercheurs, 1 chercheur CNRS, 5 autres chercheurs du CAV et du CHU, 13 post-docs, 71 doctorants et 23 ingénieurs, techniciens ou administratifs (17 équivalents temps plein). Il fait partie de la Fédération de Recherche Charles Hermite Automatique, Informatique, Mathématiques de Lorraine.
Les recherches développées au CRAN concernent non seulement l’Automatique définie comme la science de la modélisation, de l’analyse, de la commande et de la supervision des systèmes dynamiques mais également le traitement du signal et le génie informatique. Le laboratoire développe des activités transverses à ces disciplines dans les domaines de l’ingénierie pour la santé et de la sûreté de fonctionnement des systèmes. Ces domaines de recherche, fondés sur les concepts de signaux, systèmes dynamiques, information et décision, concernent à la fois les systèmes techniques (processus industriels, systèmes de transport, production d’énergie, réseaux de communication, …) et les systèmes naturels (systèmes environnementaux, santé). Les retombées de ces recherches ont un impact tant « sociétal » (amélioration de la sûreté des installations, de la santé ou de l’environnement), qu’économique (amélioration du rendement des installations, de la qualité des produits ou des services)

Les recherches portent sur le concept de « produit actif » et de ses applications dans le domaine de l’industrie des filières fibres et des chaînes logistiques. A savoir, si le produit peut porter des informations, en donner, prendre des décisions, peut-il contribuer à améliorer la traçabilité, la décision logistique, l’optimisation des processus ?
Dans l’hypothèse d’un tel « produit communicant », son périmètre d’action propre doit être conçu en fonction de ses propriétés intrinsèques et de son action avec son environnement immédiat tout au long de son cycle de vie – directement (lui-même grâce à des RFID, par exemple) ou indirectement (par instrumentation de son environnement direct interposé).
Ce point de vue nous a amené à décliner différentes recherches « orientées » modèles de connaissances du produit, modèles de processus, modèles de contrôle des flux, et nous avons donc orienté nos travaux sur les objectifs suivants :
Définir les modèles de réseaux de produits actifs et/ou d’électronique directement embarquée dans la matière (RFID, poudre RFID –ci-contre-, capteurs, senseurs, objet communicant…) : coopération, interaction nécessaires et suffisants (partenariat système réseaux).| Nom | Titre |
|---|---|
| Sana BELMOKHTAR | Maître de Conférences |
| Patrick CHARPENTIER | Professeur |
| Denise CHOFFEL | Maître de Conférences |
| André THOMAS | Professeur |
| Philippe THOMAS | Maître de Conférences |
| Rémi PANNEQUIN | Ingénieur d’Études |
Les thématiques traitées sur le Campus Fibres d’Epinal, en cohérence avec son environnement industriel et son projet pédagogique, s’inscrivent toutes dans la problématique générale du développement durable, avec pour objectif technique la recherche et le développement de nouveaux matériaux dérivés de la biomasse. Par biomasse, on entend tous les produits ligno-cellulosiques issus de l’agriculture et de la sylviculture (pailles, noyaux et écorces de fruits, bois et tous autres résidus végétaux) mais également – et surtout – leurs dérivés après séparation par des opérations chimiques, thermochimiques ou mécanochimiques (lignine, cellulose, tannins, et tous autres composés furaniques et phénoliques).
Stockage de gaz dans des carbones nanoporeux
Les meilleurs matériaux pour le stockage du méthane et de l’hydrogène sont obtenus à partir d’anthracites activés chimiquement. Leur distribution de taille de pore optimale (centrée sur 0.7 – 0.9nm), associée à un volume de micropores accessibles très élevé (> 1cm3 g-1) ont permis de dépasser la cible du US DOE dans le cas du méthane (195V/V stockés à 25°C et 35bars, dont 166 délivrables) et d’atteindre des capacités record dans la cas de l’hydrogène (6% massiques à 77K et 40bars).
Nouveaux gels solides dérivés de ressources naturelles
Les matériaux en question sont des xérogels, cryogels et aérogels, organiques ou carbonés, de texture essentiellement mésoporeuse. Les applications sont énergétiques (stockage électrochimique, isolation thermique) et environnementales (adsorption).
Nouveaux matériaux alvéolaires
Des mousses rigides ayant des propriétés comparables aux mousses phénoliques commerciales actuelles sont préparées à partir de tannins. La carbonisation de ces matériaux ultra-légers conduit à des mousses de carbone vitreux dont la structure alvéolaire est ajustable en jouant sur les conditions de synthèse. Ces mousses ont des applications potentielles en tant qu’isolants thermiques, électrodes poreuses, filtres catalytiques, matériaux d’ablation, absorbeurs d’impact, etc.
Nouveaux nanocomposites organiques
Il s’agit de préparer et d’étudier des films minces, essentiellement à base de lignines et d’acétate de cellulose, qui se comportent comme des membranes semi-perméables.
Conversion de résidus agricoles et forestiers en produits de haute valeur ajoutée
Il s’agit ici d’étudier des procédés innovants de fractionnement de la biomasse (délignification oxydante, autohydrolyse par explosion, activation mécanochimique, etc.) pour obtenir de nouvelles lignines et des tannins à partir de résidus forestiers. Ces molécules sont étudiées en tant que telles et pour leur potentiel à être des précurseurs d’adhésifs écologiques, de gels, de mousses et de charbons actifs.
Ces thématiques constituent les principaux sujets d’étude de l’IJL à Epinal dans le sens où ils mettent en jeu des thèses :
En marge des ces sujets essentiels existent plusieurs sujets d’étude, tantôt plus limités, tantôt en développement rapide :
| Nom | Titre |
|---|---|
| Alain CELZARD | Professeur |
| Vanessa FIERRO | Chargée de Recherches CNRS |
| Gisèle AMARAL | Ingénieur d’Études |